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Logements de transition de la rue Pickwick au Cap

 

 À la fin de mai, la Ville du Cap a déplacé 19 familles de leur établissement informel de la rue Pine à Woodstock, un quartier du centre-ville qui s’embourgeoise rapidement, dans les logements de transition de la rue Pickwick, à quelques rues de là. Ces 19 familles ont été déplacées parce que les terrains appartenant à la municipalité sur la rue Pine sont destinés à des logements sociaux. Les défis du Cap ne sont pas bien différents de ceux des coopératives d'habitation des villes canadiennes dont les marchés du logement "surchauffent". Où pouvons-nous relocaliser les membres des coopératives d'habitation pendant que nous réaménageons des terrains de grande valeur bien situés pour bâtir de nouvelles coopératives d'habitation à plus grande densité?

 

 Premier en son genre dans la ville, l'établissement de la rue Pickwick permettra aux gens "d'attendre de façon décente", affirme Malusi Booi, membre du Comité du maire pour les établissements humains. Cette démarche rompt avec la pratique habituelle consistant à déplacer des gens jusqu’à 30 kilomètres de la ville pour faire place à de nouveaux ensembles résidentiels. Selon le revenu des ménages, des familles pourraient éventuellement retourner dans un logement social sur la rue Pine ou se retrouver dans d'autres logements subventionnés par l'État.

 

 L’immeuble de logements de transition de la rue Pickwick est modeste si on le compare aux normes canadiennes. Il compte deux étages avec des chambres privées, des salles de bains et des cuisines communes, et un contrôle d’accès biométrique pour assurer la sécurité des locataires. Malgré cela, Janine Jaftus, qui a sa propre chambre, alors que ses deux fils ont une chambre juste en face de la sienne, est ravie. "Je suis très heureuse. J'aime beaucoup cet endroit."

 

 Le projet Espaces égaux d’Abri international a collaboré pendant plus de deux ans au projet de la rue Pickwick avec la Ville, la National Association of Social Housing Organizations et DAG, un organisme local. Notre conseillère canadienne de longue date Lizette Zuniga, à aidé à élaborer des modèles financiers pour le réaménagement de la partie vacante d’un centre d’accueil pour garçons afin de reloger les résidents de la rue Pine. Ces modèles prévoyaient que les personnes payaient un loyer indexé sur le revenu et que des subventions municipales étaient allouées aux personnes à faible revenu, lorsque nécessaire. Le DAG a élaboré un modèle très novateur pour collaborer avec les résidents qui renforce leur confiance dans le processus. Jim Duke, conseiller à court terme, a participé à la mobilisation des résidents et à l’élaboration du plan de gestion de la nouvelle installation. Lizette a également collaboré avec la Ville et un organisme de logement social local sur les plans destinés à créer de nouveaux logements sociaux.

 

 Cette initiative montre une approche stratégique et innovante en matière de relogement afin d’obtenir des terrains précieux dans les centres-villes pour y aménager des logements sociaux. Les leçons apprises de cette expérience seront appliquées à d'autres terrains destinés à des logements sociaux à Woodstock. Un élément essentiel de cet exercice consistait à renforcer la capacité de chacun des divers intervenants à travailler ensemble – responsables et élus municipaux, groupes communautaires locaux, professionnels et résidents.

 

 Il n'existe pas de programme de logement gouvernemental précis pour ce genre d'intervention et il est donc possible qu’il ne soit pas possible de la reproduire à grande échelle. Tout au moins, elle peut permettre de libérer des terrains spécifiques et de créer des possibilités pour construire des logements abordables bien situés. Nous aurons besoin du même genre de collaboration, de créativité et de bonne volonté pour réaménager les coopératives d'habitation dans les centres-villes canadiens.